MRC de la Jacques-Cartier en automne

SON HISTOIRE
La Jacques-Cartier a une histoire riche, bien à elle. Les ressources naturelles ont non seulement façonné tout un territoire et un mode de vie, elles ont aussi été un attrait majeur pour les premiers habitants qui ont fait de La Jacques-Cartier leur chez-soi. Retour sur la petite histoire d'un grand territoire, La Jacques-Cartier.

Des origines à 1875
Une région ressource en construction (de 1875 à 1930)
Place à la villégiature et à la vie militaire (de 1930 à 1970)
Un vent de modernité sur la MRC (de 1970 à aujourd'hui)

Des origines à 1875
Nouvelle-France, 1663. Le peuplement de la colonie en est encore à ses premiers balbutiements. Alors que la population totale ne compte que 2 500 habitants, 550 résident à Québec et plus de 1 400 demeurent dans la région immédiate. Le territoire de la MRC de La Jacques-Cartier attire alors peu l'attention. Pourtant, à la suite des AMérindiens, des missionnaires et des coureurs des bois, des noyaux villageois vont peu à peu occuper le paysage, faisant apparaître une communauté animée du désir de survivre puis de se développer. 

S'installer pour cultiver
Amérindiens, missionnaires, seigneurs, immigrants européens ou Canadiens français... Tous sont des pionniers du développement du territoire qui ont partagé une même volonté d'apprivoiser ces terres hostiles en apparence, mais oh combien riches d'atouts insoupçonnés. Tous ont façonné le visage de La Jacques-Cartier, y faisant apparaître des chemins, des bâtiments et une vie d'abord agricole.  

Créer une société multiculturelle
La présence encore aujourd'hui de plusieurs temples de confessions religieuses différents témoignent de la diversité des premiers colons et du passé original des communautés.
Église anglicane St. James à Lac-Beauport
Reconnue comme bâtiment patrimonial de première importance, l'église anglicane a fait l'objet d'une restauration en 1990. 

En effet, qu'ils soient catholiques, protestants, anglicans ou presbytériens, les habitants de La Jacques-Cartier se retrouvaient parfois dans le même lieu de cultre, qu'importe leur confession. Certains fréquentaient aussi la même école de rang. Divisé en paroisses ou en municipalités, le territoire abritait alors une mosaïque de cultures qui cohabitaient harmonieusement qui avaient à coeur le développement de leur milieu. 

Une région ressource en construction (de 1875 à 1930)
Quelques villages ici et là ponctuent le paysage de La Jacques-Cartier. Toutefois, après avoir défriché puis cultivé la terre, les habitants se tournent désormais vers la forêt. Cette ressource prometteuse est source de revenus qui compensent les rendements décevants des champs. En plus d'attirer de nouvelles familles, la forêt vient donc à la rescousse de nombreux agriculteurs. De front pionnier, La Jacques-Cartier devient peu à peu un arrière-pays établi. 

Vivre de la forêt et de l'affluence touristique
La gare de Lake St. Joseph
Située à proximité de la décharge du lac sur la rivière Ontaritzi, la gare était aussi appelée « gare Duchesnay ». 
Source : Archives de la Ville de Fossambault-sur-le-Lac

L'industrie du bois prend de l'expansion, notamment grâce au passage du train. D'ailleurs, l'inauguration en 1870 du chemin de fer sur lisses de bois Québec & Gosford propulse la région vers une vocation davantage axée sur la villégiature.

La bourgeoisie de la grand-ville profite alors de cette nouvelle accessibilité au territoire. Nombre de chalets, de villas et d’établissements hôteliers ont ainsi été érigés à la fin du 19e siècle aux abords du lac Saint-Joseph pour accueillir le flot de citadins venus se reposer en pleine nature. D’autres visiteurs préféraient plutôt séjourner aux environs du lac Beauport, au début du 20e siècle, pour pratiquer leur nouveau sport d’hiver préféré, le ski alpin. 

S'établir en milieu rural
L'amélioration des voies d'accès permettent aux communautés de poursuivre leur développement. Malgré des moyens modestes, les paroisses, villages et municipalités continuent de se développer et de s'organiser. On bâtit alors des écoles, on construit des voies d'accès, on se protège du feu...  Les autorités municipales offrent quant à elles de plus en plus de services aux citoyens. En somme, le territoire est à définir les traits qui le caractérisent aujourd'hui. 
 
La transformation du territoire à la fin du 19e siècle se poursuit avec, notamment, l’apparition d’autres infrastructures d’importance. Dès 1899, la rivière Jacques-Cartier arrosait la centrale hydroélectrique Saint-Gabriel, la troisième à voir le jour dans la région de Québec. 
Vue des vestiges de la centrale hydroélectrique Saint-Gabriel à Shannon

Place à la villégiature et à la vie militaire (1930 - 1970)
Espace au riche potentiel touristique et lieu de villégiature par excellence, le territoire de La Jacques-Cartier est aussi prisé par le monde militaire. 

De nouvelles municipalités sont créées afin de mieux répondre aux besoins des habitants de certains secteurs, des routes sont construites et de nouveaux types d'écoles font leur apparition, côtoyant les petites écoles de rang toujours fréquentées. La Jacques-Cartier vit une sorte de transition avant les grands changements qu'entraînera la Révolution tranquille. 

Profiter des attraits du territoire
La popularité grandissante du nouveau sport hivernal, le ski alpin, profite grandement à La Jacques-Cartier. C'est d'ailleurs le mont Saint-Castin du lac Beauport qui est considéré comme la première montagne consacrée uniquement au ski alpin dans l'est de la province avec la création de pistes sur deux sites à proximité l'une de l'autre; la piste de l'Hôtel du Lac (qui deviendra le Manoir Saint-Castin) et celles du centre de ski Saint-Castin (aujourd'hui le Centre de ski Le Relais). 

En réaction avec la cote de popularité sans cesse grandissante du ski alpin, des hôtels font leur apparition au bas des montagnes pour accueillir les villégiateurs. Alors que le lac Beauport figure parmi les destinations hivernales de choix, le lac Saint-Joseph s'impose pour celle d'été. 

L'attrait de la nature de La Jacques-Cartier est alors indéniable et constitue encore aujourd'hui un atout majeur du territoire. 

La base Valcartier intimement liée à l'histoire de La Jacques-Cartier
Le Camp Valcartier a été créé à la fin de l’été 1914 dans le but d’entrainer les soldats du premier Corps expéditionnaire canadien. Environ 3200 soldats canadiens se sont entrainés au Camp Valcartier avant de partir outremer lors de la Première Guerre mondiale.
Source : Base Valcartier

En 1914, l'implantation de la base militaire de Valcartier marque l'histoire de La Jacques-Cartier. Pôle d'attraction, la base de Valcartier incite de nombreuses familles de soldats et de travailleurs des installations militaires à s'établir dans les municipalités environnantes.

Encore l’un des plus importants sites militaires au pays, la base Valcartier a véritablement façonné le paysage et le territoire de La Jacques-Cartier; expropriations, mouvements de population, arrivée massive de francophones, bénéfices pour les municipalités environnantes et plus bien encore. 

Un vent de modernité sur la MRC (1970 à aujourd'hui)
En 1981, les contours du territoire de La Jacques-Cartier tel qu'on le connait aujourd'hui apparaissent. Un croissant vert au nord de la ville de Québec qui attire de plus en plus de résidents. La Jacques-Cartier connait alors une fulgurante croissance démographique, qui ne semble d'ailleurs par sur le point de s'essouffler. Une population jeune constitué de plusieurs familles. 

Alors que le monde rural autout de Québec affiche un caractère français, 6,5 % de la population de La Jacques-Cartier choisit l'anglais comme langue d'usage à domicile, les anglophones étant particulièrement présents à Shannon et à Saint-Gabriel-de-Valcartier. 

Protéger les ressources du territoire
Aux quatre coins du territoire, les enjeux environnementaux font la manchette. On cherche à protéger les ressources naturelles et à les mettre en valeur. La bataille de la Jacques-Cartier, où Hydro-Québec désirait implanter une centrale sur la rivière en plus d'un barrage témoigne bien de la volonté des résidents à préserver les espaces naturels. 

Parmi les autres territoires protégés de La Jacques-Cartier figure la Station touristique Duchesnay, seul endroit du genre au Québec ayant le statut de station forestière. Sans compter le parc de la forêt ancienne du Mont Wright situé dans la municipalité de Stoneham-et-Tewkesbury, la réserve écologique de Tantaré ou les marais du Nord. 

Vive la récréation!
L'espace, la forêt, les plans d'eau, la montagne...tous sont des éléments qui avaient jusqu'ici attiré les visiteurs dans La Jacques-Cartier, venus profiter non seulement du décor, mais aussi des activités offertes. De nouveaux crénaux commerciaux font aussi leur apparition. 
Le Village Vacances Valcartier, ouvert au début des années 1960, est devenu une véritable icône de La Jacques-Cartier

Que ce soit l'engouement pour les escapades en traîneau à chiens, en motoneige ou en véhicule tout-terrain, pour les activités d'interprétation des parcs et des milieux naturels protégés, le canot, le kayak ou le rafting, l'offre touristique de La Jacques-Cartier s'élargit. 

Se distinguer en tant que MRC
La volonté des différents acteurs de la MRC ont tous la même volonté ; aménager le territoire en prenant compte des traits caractéristiques de La Jacques-Cartier. Et pour tous les habitants du croissant vert, qu'ils soient saisonniers devenus permanents ou nouveaux venus, la motivitation demeure la même : vivre dans un environnement naturel exceptionnep tout en bénéficiant de services associés à la vie urbaine. 

C'est ainsi que La Jacques-Cartier entend poursuivre son développement. Au cours de la dernière décennie, La Jacques-Cartier a connu un véritable boom démographique et économique. Reconnue pour son milieu de vie de qualité où la nature est omniprésente, La Jacques-Cartier a su devenir une région attirante et attrayante, particulièrement auprès des centaines de jeunes familles qui l'ont choisie pour y élever leurs enfants et profiter de la vie. 

Pour plus de détails sur la riche histoire de La Jacques-Cartier, voyez le livre Par monts et vallées; l'histoire de La Jacques-Cartier, disponible dans toutes les bilbiothèques municipales des villes et municipalités de La Jacques-Cartier ainsi qu'au bureau de la MRC de La Jacques-Cartier. 
 
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